Deux journées hors du temps
Deux journées hors du temps

Deux journées hors du temps

Je ne pouvais pas garder pour moi les prochaines lignes. Si vous vous souvenez dans l’article précédant, à Vrgorac en Croatie : j’étais sur le point de bivouaquer dans le parc de la ville sur conseil des habitants. Me voilà donc dans ce fameux parc. Je fais le tour, il m’a l’air pas trop mal, j’ai repéré l’endroit qui convenait au campement. Je décide de patienter sur un banc. Arrive Karlo et Bruno, deux mecs qui bossent ensemble afin de déployer des stations/circuits de vélo accessibles pour tous (c’est à dire sur des zones sans dénivelé). Je vois de suite qu’ils aiment leur job, de part leur implication et leur dynamisme. Mais c’est d’abord leur passion commune pour le vélo qui les mènent à m’aborder. Je leur explique mon périple parcouru ainsi que les kilomètres qu’il me reste à faire. Vient la question « où dors-tu ce soir ? » : je leur montre le parc un peu gêné ^^. Karlo sort son téléphone, ce sera dîner, couchage et petit déjeuner chez leurs hôtes (Droga et son mari). Je tombe des nus. Une fois de plus, chasser le naturelle il revient au galop : je leur explique que c’est trop, je ne peux pas accepter. Karlo me fait comprendre que c’est lui qui mène la danse pour les prochaines heures ^^.

Ni une ni deux, on se retrouve chez Droga et son mari, qui sont d’une gentillesses à tomber par terre. Ils tiennent une maison d’hôte où tout ce qu’ils préparent à manger est fait maison. Je passe les détails sur le repas, mais il y avait pour quinze, nous étions cinq (ça me rappelle quelqu’un ^^). La soirée s’écoule comme si j’avais toujours vécu ici. On s’y sent comme à la maison. C’était une douce et reposante soirée, qui m’a permis de reprendre des forces en mangeant autre chose que mes petits plats système D (qui me conviennent très bien en temps normal). Je passe une nuit délicieuse, et un petit déjeuner du pareil au même. Il est temps de quitter ce cocon, nous saluons Droga et son mari et reprenons la route : oui, Karlo et Bruno m’accompagnent sur les six premiers km.

Sur la route, Karlo et Bruno prennent le temps de m’expliquer qu’en 1938 un lac a été asséché par un tunnel qui a redirigé ses eaux pour en créer de nouveaux plus bas dans la vallée. Ainsi cette grande étendue est actuellement la plus grande région viticole de Croatie. Restons dans les vignobles car c’est justement avec Donario Gaspar et Boris, deux vignerons, que nous passerons une partie de la matinée. Ils m’expliquent leur futur projet de rénovation dans le but d’accueillir les touristes au sain du domaine. Quelle merveille ce sera, je leur promets de revenir dans quelques années =). S’en suit une visite de leur atelier : ils font vieillir leur vin dans des fûts français !! Leur passion pour leur métier est dingue. Si vous souhaitez plus d’explications et d’informations sur leur vignoble, vous pouvez les suivre sur leur page facebook Vina Gaspar. C’est donc le moment de quitter tout ce beau monde. Des au-revoirs chaleureux, et bienveillants. Je repars avec des souvenirs plein la tête et l’esprit ultra léger. Je suis sur mon nuage, mes sacoches alourdies d’une bouteille de vin qui au passage est excellent !! Que du bonheur !!

Que retenir de la Croatie ? Des paysages hors normes, des montagnes, pas beaucoup de plat, tout ce que j’aime =). On peut passer de la mer à la montagne en peu de temps. Une végétation et des climats différents suivant les régions traversées. Mais une chose commune : la gentillesse et bienveillance de ses habitants. Un sens de l’accueil et de l’entraide qui m’a très souvent évité de petits stress. Je n’ai qu’une chose à dire : MERCI LA CROATIE.