Va tutto bene in Italia
Va tutto bene in Italia

Va tutto bene in Italia

Après le Tyrol autrichien, c’est un col à 1450 mètres d’altitude qui me fait basculer sur la Terre des pastas, pizzas, mozzarellas, pasticceria… j’arrête là, ça pourrait aller loin me connaissant ^^. Je commence par un profil descendant dans la vallée de Merano : arboricole (pommes avant tout), du marbre à Laas-Lasa, de magnifiques lacs (dont le lago di Resia). Merano est une ville charmante, à taille humaine, simple à traverser et à visiter à vélo.

Une des spécialités culinaires du Tyrol Italien (et autrichien) est le « strudel ». En pâtisserie : garniture de pâte d’amande, raisins et pommes. Salé, il peut être garni de légumes, fromage, ou viande. Du pain à l’anis y est également pétris et bien évidemment dégusté =).

Je me dirige ensuite vers la région de Trente. Pour ça, je passe la ville de Bolzano (et les dolomites), des montagnes au gré rouge, toujours en bord de rivière : l’Adige. Une étape au lac Di Caldaro, et mes premiers échanges avec une famille italienne : je fais un joli mixe entre le peu de mots que je connaisse en italien et mon espagnol un peu plus soutenu (on se comprend, c’est l’essentiel ^^). Après la belle ascension des pentes escarpées de la ville de Trente, je quitte la vélo route pour tomber sur le lac Caldonazzo. Une baignade au couché du soleil, le pied =). Encore de belles rencontres au camping : des allemands qui m’offrent une bière à peine arrivé et le petit dej’ du lendemain, des belges qui me cuisinent un wok accompagné d’un verre de rouge, et des italiens qui me filent des pommes de la vallée… Je suis bien entendu gêné de tout ce qu’il m’arrive. J’accepte le tout et repars avec un tas de beaux souvenirs direction la Vénétie.

C’est à Feltre que je franchirai les 1000 premiers Km du voyage. Une chose qui me turlupine depuis la vallée de Merano : les églises possèdent toutes un clocher indépendant du reste de sa structure. Ce qui donne une tour à quelques mètres du lieu de culte. L’explication est simple : jadis, ces clochers servaient de tours de garde afin de prévenir des éventuelles invasions ennemies. Chaque village en possède une. Elles sont construites en briques, marquant le côté militaire de l’édifice. Plus je me dirige au sud de la région (vers le golfe de Venise), plus les paysages ressemblent à la Provence.

A Venise, c’est là que tout commence pour moi : c’est LE réel départ des routes de la soie. Marco Polo était parti du golfe vénitien pour rejoindre la Turquie en caravelle. On sent cette prestance byzantine sur les bâtiments de la ville. Ce golfe de 100km de large offre un trafic maritime incroyable. La douceur de la ville au matin, les premières lueurs qui viennent colorer la célèbre place Saint Marc : cette matinée aura été pour moi le moment le plus beau de mon immersion dans ce labyrinthe de canaux. J’ai adoré me projeter au XIIème siècle, imaginant les échanges commerciaux, les bateaux à vapeur, les gondoles, et tout ce qui anime Venise. Pour clôturer la visite, petites escapades sur les îles de Murano et Burano avec une préférence pour la dernière. Petite île de pêcheur aux maisons colorées.

Ainsi, le voyage vers les routes de la soie commence bel et bien à Venise pour rester précis. On peut dire que ces premiers coups de pédales étaient un échauffement pour la suite ^^. Je poursuis ma route vers Trieste, une ville assez embarrassante à traverser à vélo. Je ne m’y attarde pas et rejoints la Slovénie pour une nuit. Le lendemain matin m’aura suffi pour traverser la côte ouest de ce petit pays plein de charme (malgré la pluie ^^).

Itinéraire pour les curieux

Quelques points de passage en Italie : Resia (frontière avec l’Autriche), Laas-Lasa, Merano, Bolzano, Lago di Caldaro, Ora, Trente, Lago Caldonazzo, Borgo Valsugana, Lago di Corlo, Feltre, Bigolino, Colfosco, Tezze di Piave, Salgareda, Venise, Trieste. Concernant la Slovénie : Skofitje, Isola, Portorose, Sicciole.